Né en 1998 d'une scission de la communauté du Logiciel Libre (communauté d'utilisateurs et de développeurs) afin de conduire une politique jugée plus adaptée aux réalités économiques et techniques, le mouvement Open Source défend la liberté d'accéder aux sources des programmes qu'ils utilisent, afin d'aboutir à une économie du logiciel dépendant de la seule vente de prestations et non plus de celle de licences d'utilisation.
Parmi les applications de l’Open Source, on compte sa contribution au développement du noyau Linux et de logiciels animés par ce système d'exploitation. Une série d'essais d'Eric S. Raymond, datant de 1998, témoigne de la façon dont l’Open Source était vu à l'époque comme une sorte de nouvel Eldorado. Au nombre de ces essais figurent La Cathédrale et le Bazar et À la conquête de la noosphère, qui exposent le mode de développement Open Source.
Plusieurs milliers d'informaticiens français sont salariés grâce à ce modèle, tant dans de petites entreprises vendant des prestations spécialisées que chez les « grands intégrateurs » et les entreprises utilisatrices. Par ailleurs des géants du secteur (IBM, Novell, HP…) assoient certaines de leurs stratégies techniques et commerciales sur l'approche Open Source.
Au final, 85% des entreprises utilisent un ou plusieurs logiciels open source (selon les études Gartner et Forrester). Et celles qui n'ont pas encore franchi le pas comptent en déployer au moins un d'ici un an. Parmi les 85% d'entreprises utilisatrices, 92% en sont satisfaites et 45% recourent à des logiciels open source pour leurs applications critiques. Et ce pour trois raisons majeures : un retour sur investissement (ROI) plus rapide, la rapidité de mise en œuvre et l'indépendance vis à vis des fournisseurs. |