Nous rencontrons sans cesse les gens, hommes et femmes. A force de les saluer, nous avons l'impression de les connaître. On découvre le métier de certains, le manque de compagne de l'un et la solitude enfin comblée de l'autre. Sont-ils pour autant des amis ? Non, juste les personnages qui jouent leur rôle dans l'éternelle comédie humaine. Il suffit parfois d'un incident mineur et ils ôtent leur masque, leur vrai visage apparaît. Ils peuvent vous poignarder avec des mots. L'analyse de ces personnages, bons ou méchants, simples ou vicieux, vous rend service. Vous serez étonnement lucide ensuite.
« Une Valse à Vienne » fait partie de ce recueil de huit nouvelles.
Christine Arnothy avec « J'ai quinze ans et je ne veux pas mourir », son journal de guerre, est projetée dans une carrière internationale. Dès ses débuts, elle est défendue par les libraires et par le public. Ses titres-vedettes passionnent la France et font le tour du monde. Notamment « Le Cardinal prisonnier » (Julliard), « Toutes les chances plus une »(Grasset, Prix Interallié), « Vent africain » (Grasset, Prix des Maisons de la Presse), « Une affaire d'héritage » (Grasset), dernièrement « Embrasser la vie », autobiographie partielle et, comme elle dit, écrite les mains gantées .
Christine Arnothy vient s'installer en France, après avoir quitté la Hongrie en passant la frontière à pied avec ses parents. Les seuls biens qu'elle emmène avec elle sont cousus dans son manteau. Il s'agit des feuilles sur lesquelles elle a écrit ce qu'elle vivait durant la guerre à Budapest. Elle épouse Claude Bellanger, qui fut en 1944 le fondateur du « Parisien Libéré ». Un coup de foudre les a unis lors de la remise à Christine Arnothy, en 1954, d'un prix littéraire, le « Grand Prix Vérité », parrainé par ce journal. Elle est la mère du fondateur de la radio Skyrock, Pierre Bellanger. Elle parle cinq langues. Elle était proche du président François Mitterrand[], qui fut l'un des compagnons de Claude Bellanger dans la Résistance.
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