
Comment renforcer et fortifier cette volonté ? Comment améliorer son système de croyances ? Comment transformer de vieux schémas de fonctionnement en faisant évoluer certaines de nos habitudes Ce « comment » trouve évidemment une réponse intellectuelle dans n’importe quel bon bouquin traitant du sujet. Mais vous comme moi savons que comprendre ne suffit pas. L’expérience seule nous permet de transformer. Or le moyen le plus simple et efficace d’accélérer le processus de l’expérience s’appelle l’entraînement. En d’autres termes nous croyons que sans entraînement il est presque impossible de faire évoluer ses habitudes. L’entraînement devient alors un accélérateur d’expérience : source de toute connaissance véritable.
« C’est en forgeant que l’on devient forgeron »
Malgré cette évidence, il arrive que l’expérience semble prise au piège d’une vis sans fin. Nous tournons en rond. Ce phénomène signale la présence d’un Schéma Répétitif.
Il devient alors urgent de nous « attaquer» à ce qui a donné naissance et maintient en place les habitudes en cause. Il s’agit de nos croyances. Regardons cela de plus près.
Le pouvoir des convictions
Certaines situations nous mettent en colère, nous frustrent…
Lorsque nous sommes habités par ce type d'émotions demandons-nous quels comportements elles entraînent ?
La respiration s'accélère, le cœur se met à battre plus vite, nos pensées s'affolent, les mots se mettent à dépasser notre pensée ou alors les bras nous tombent, nous nous sentons soudain trahis et nous ne disposons plus d'assez d'énergie pour faire face à la situation. Bien sûr nous sommes alors tentés de penser que si nous sommes ainsi abattus ou en colère c'est à cause de l'événement, que c'est lui le responsable! STOP !

Prenons un instant de recul et posons-nous la question suivante:
Au moment où se produit l'événement quel pouvoir avons-nous sur lui ? Pouvons nous empêcher le reproche, l'embouteillage, la réflexion malsaine, l'objection de dernière minute ?
La réponse est claire : Nous n'avons aucun pouvoir sur la situation au moment où elle se produit.
Alors si nous croyons que c'est à cause de l'événement que nous sommes malheureux et perturbés, nous devenons de ce fait la VICTIME de l'événement.
Le véritable intérêt de cette situation de victime est que nous pouvons dire : C’EST PAS DE MA FAUTE ... par contre le prix à payer est la perte pure et simple de notre POUVOIR sur nous-mêmes.
En fait personne, au fond, n'est dupe.
Nous savons qu'en réalité notre façon de percevoir est subjective et qu'elle dépend de notre système de croyances et qu'à partir de là, nous interprétons l'événement comme favorable ou défavorable; valable ou non valable ; juste ou injuste.
En réalité il est extrêmement difficile d'assumer pleinement sa responsabilité en ce qui concerne la façon dont nous vivons les événements mais il est certain que la capacité à assumer pleinement ce que nous sommes, ce que nous faisons et ce que nous avons, détermine notre état d'adulte et notre niveau de liberté.
Par ailleurs notre seule véritable chance de devenir le "maître chez soi" est de développer la conviction suivante : "Nos réactions ne dépendent pas des événements mais des émotions engendrées par notre perception des choses. »
Les émotions
Il n'existe pas un seul problème humain qui puisse être dissocié de l'émotion. L'émotion est probablement l'un des domaines d'investigation les plus fructueux qui soit.
De la même façon que nous baignons physiquement dans l'air nous baignons mentalement et en permanence dans l'émotion.
Deux types d’émotions
Nous pouvons classer les émotions en 2 types principaux. Les émotions correspondent à des niveaux d'énergie et peuvent être classées dans un ordre allant des émotions les plus positives aux plus négatives.
Le stress positif ou « l’eu stress »

Les émotions positives correspondant à un air vivifiant et pur : sérénité, joie, enthousiasme, intérêt etc.
Le stress négatif ou « le dy stress »

Les émotions négatives correspondant à une zone d'air vicié qui nous intoxique et nous affaiblit : colère, peur, tristesse etc. Elles sont toutefois utiles dès lors où nous les reconnaissons et traitons comme autant de signaux d’alerte.
À chacune d'elles correspond un état d'être particulier qui détermine automatiquement un mode de comportement d'ouverture, d'attaque ou de fuite.
L'enthousiasme nous libère. Nous donne de l'énergie Il nous est facile alors de nous mettre en action et notre approche des autres est constructive.
La colère nous remplit aussi d'énergie mais celle-ci est orientée vers la destruction.
La peur nous remplit aussi d'énergie mais pour fuir ou encore pour nous paralyser.

Quant à la tristesse, l'énergie qu'elle contient ressemble à une sorte de boulet qui nous immobilise et nous rend impuissant.
A tout prendre préférons-nous être pleins d'énergie et d'enthousiasme que sans force et triste ? Bien sûr c'est l'évidence même ! Et pourtant combien de fois plongeons-nous entre deux eaux, écrasés par des sentiments plus ou moins agressifs ou apathiques.
Qui peut prétendre échapper à ces phénomènes ?
Pourtant certains d'entre nous semblent passer le plus clair de leur temps au-dessus de cette ligne et vivre la tête hors des eaux croupies que représentent les émotions négatives.
« Nous ne sommes pas responsables de la tête que nous avons mais de la tête que nous faisons. »
Sans aller plus loin dans le détail des techniques qui nous permettent de demeurer autant qu'il est possible dans un état d'être positif, voici quelques-unes des idées-clés cultivées avec soin, par ceux qui se maintiennent dans cet état de façon relativement constante.
- Nous ne pouvons pas consciemment éprouver en même temps une émotion positive et une émotion négative.
- Si nous évoquons un bon souvenir nous constatons que nous éprouvons à nouveau les émotions contenues dans ce souvenir.
- Si nous évoquons un événement à venir plutôt agréable nous pouvons dès maintenant éprouver les émotions correspondantes.
- Lorsque nous éprouvons des émotions positives nous nous sentons bien physiquement et mentalement.
- Le contraire est tout aussi vrai.
En réalité la plupart des gens malheureux entretiennent plus ou moins consciemment l'évocation de moments passés négatifs qu’ils projettent, le plus souvent inconsciemment, dans leur futur.
Les gens pleins d'énergie font la même chose avec des évocations positives.
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