|

De récentes découvertes sur la « plasticité neuronale » apportent un souffle d’optimisme dans cette période financièrement et économiquement morose. Que veut dire le mot plasticité lorsqu’il est appliqué à notre cerveau ? Tout simplement que notre cerveau est modelable et que des zones cervicales spécialisées dans telle ou telle fonction sensorielle (vision, audition, toucher, etc.) ou motrice (qui commandent nos muscles) peuvent se remplacer les unes les autres. Ces découvertes ouvrent des perspectives jusqu’alors insoupçonnées pour développer des capacités encore inconnues ou pour réparer des dommages causant troubles psychiques et neuronaux.
Dans le détail, la plasticité présenterait trois aspects :
- nos neurones peuvent se développer jusqu’à décupler leur taille et multiplier leurs liaisons (synapses) ou alors dépérir complètement (selon ce que nous faisons)
- au prix d’efforts puissants mais accessibles, nos réseaux de neurones peuvent s’adapter à de nouvelles fonctions : la spécialisation des zones de notre cerveau n’est donc pas irréversible
- l’ensemble de l’organisation de notre cerveau peut s’adapter, notamment dans la répartition entre hémisphères droit et gauche, à la suite d’accident ou de maladie.
N’allons pas jusqu’à croire que les neurones puissent repousser (un adulte en perdrait vingt à trente mille par jour). En revanche, leur taille, leur puissance et surtout leurs connections peuvent varier dans des proportions considérables. Toutefois, cela ne semble pouvoir se faire sans une action volontaire. Les conseils du docteur Mezernich (l’un des découvreurs de la neuro plasticité) sont les suivants :
- ne jamais cesser d’apprendre, régulièrement, tout au long de sa vie, dans des disciplines nouvelles, de manières nouvelles
- se protéger de la pollution chimique et sonore
- ne pas se décourager devant la lenteur de la rééducation, qui avance par paliers
- comprendre que les médicaments neurochimiques peuvent aider, mais ne remplacent pas l’exercice
- éviter la tension, le diabète, le cholestérol, le tabac, qui sont des ennemis de la plasticité
- aimer les aliments antioxydants (fruits, légumes, poissons), l’activité physique et le calme, qui favorisent la plasticité
- mais aussi, la gentillesse, le rire et l’empathie.
La gentillesse, le rire et l’empathie sont des activités qui se pratiquent en général à plusieurs. C’est précisément un autre pan des récentes découvertes : notre cerveau est « neuro social ». Nos neurones ont besoin de la présence physique des autres pour entrer en résonance empathique avec eux. C’est ce que certains appellent les neurones miroirs (Lien sur notre article du 10 février sur ce sujet : http://www.haoui.net/newsletter/2009/Fevrier10/coach/).

Selon le type de relations que nous avons l’habitude de vivre, nos réseaux de neurones ne sont pas structurés de la même façon. Cela donne à réfléchir, notamment quant à la place que les relations virtuelles (SMS, internet, etc.) occupent dans notre vie. Car, ce qui compte pour notre cerveau, ce n’est pas le virtuel, c’est le réel. Nos neurones ont besoin de contacts directs, physiques et sensoriels.
En résumé : apprendre sans cesse de nouvelles manières de considérer ce que l’on croit déjà connaître, s’essayer à de nouveaux comportements pour trouver ceux qui sont réellement les plus aidants et faire tout cela avec d’autres, dans une relation d’échange … autant d’actions qui amélioreraient le fonctionnement de notre cerveau ? Le métier de conseil en comportements professionnels a de beaux jours devant lui !
Marie-Laure Navelot, cofondatrice et cogérante de Edhova
Lien sur la fiche Edhova : www.gestion-du-temps-paris-75.com
Lien sur la fiche Action Coach : www.coach-affaires.eu
Lien sur la fiche Arnaud Développement : www.formation-coaching.net
Lien sur la fiche Business Commando : www.strategie-marketing-communication.com
Lien sur la fiche Ircar : www.formations-aux-entreprises.com
Lien sur la fiche Tetra Consult : www.coach-consultant.fr |