
Son graphisme
Le poisson est bien entendu le symbole de l’élément Eau dans lequel il vit. Le graphisme du signe est formé de deux lignes courbes, parallèles et verticales. L’ensemble forme une arche déployée en deux branches distinctes reliées entre elles par un trait horizontal. La branche gauche représente un cycle passé, la branche droite, le cycle à venir. Le trait qui les unit est la clef de voûte de l’arche.
Le graphisme du signe, figurant deux hyperboles dos-à-dos tournées l’une vers le haut, l’autre vers le bas et reliées par un trait horizontal, symbolise deux poissons nageant en sens opposé mais reliés par un fil. Ces deux poissons symbolise l’un la vie involutive (l’esprit descendant dans la matière), l’autre la vie évolutive : l’homme qui après avoir vécu certaines épreuves acquiert la sagesse et réintègre le monde des dieux.
De ces deux poissons reliés par un fil, allant en sens inverse, on peut y voir la liaison de deux modes de vie ou deux modes de pensée qui expriment la nature ambivalente du type Poissons. Ils traduisent aussi un mouvement alternatif qui va de haut en bas, puis de bas en haut : c’est l’être qui, après être descendu dans la matière, aspire à l’absolu ; mais le mouvement ne s’arrête pas entre ces deux pôles contraires, il résout les contradictions de la nature.
Ses symboles
C’est le dernier signe d’Eau et en cela il évoque une eau particulière, celle qui contient tous les germes de l’univers renaissant comme l’eau des origines contenait, elle, tous les germes de la vie future. Cette eau rappelle donc l’Océan des origines, eau salée qui, telle celle du baptême, a un pouvoir de Rédemption, un pouvoir de purification.
Symbole des eaux, le signe des Poissons est associé à la naissance ou à la restauration cyclique. C’est le dernier et le douzième signe, c’est la fin du cycle annuel, mais c’est aussi celui où le soleil se lève.
Douzième et dernier signe du zodiaque, les Poissons se situent juste avant l’équinoxe de printemps. Ils symbolisent le psychisme, ce monde intérieur, ténébreux, par lequel on communique avec le dieu ou le diable, ce qui se traduit par une nature manquant de consistance, très réceptive et impressionnable. Leur maître traditionnel est Jupiter, à laquelle on a adjoint, après sa découverte, la planète Neptune.
La tradition représente le signe par deux poissons accolés en sens inverse et reliés par une sorte de cordon ombilical de gueule à gueule. Sous ses auspices, nous participons à la marée du grand univers et appartenons à la communauté de tous les hommes de la terre, comme la goutte d’eau agrégée à l’Océan. Nous nous situons aussi dans le monde de l’indistinction, de l’indifférencié, du noyé, du confondu, par effacement des particularismes, au profit de l’illimité, pour aller du zéro à l’infini.
On a mis ce signe sous la tutelle de Jupiter comme processus d’amplification et surtout sous celle de Neptune en tant qu’archétype de dissolution et d’intégration universelles, du limon originel à la fusion finale. La trame profonde de la nature du type Poissons est faite d’une extrême plasticité psychique. Dans son monde intérieur où les liens sont déliés, les forces de cohésion effacées et les formes estompées, règne un impressionnisme qui favorise la perméabilité, l’abandon, la dilatation, l’inflation émotive, par lesquels l’être déborde de lui-même pour se confondre avec la conscience d’une valeur qui le dépasse, l’englobe, l’assimilant à une condition plus générale.
Ses mythes
Dans la Tradition, le nombre 12 est un nombre sacré : celui des douze tribus d’Israël, celui des douze apôtres entourant le Christ, comme celui des douze chevaliers de la Table ronde de la légende du Roi Arthur, en analogie avec les douze signes du zodiaque.
La mythologie du signe parle d’un univers mystérieux aux horizons sans fins, aux frontières indéfinies : tout se mêle et s’entremêle, le connu et l’inconnu, le fini et l’infini : tout semble ne faire qu’un. C’est l’histoire de notre inconscient.

C’est le mythe universel du déluge et de Manou dans la mythologie hindoue ou de Noë dans la Bible qui sauve toutes les espèces vivantes et engendre par la suite toute l’humanité.
Symbole du poisson « Sauveur » repris par les premiers Chrétiens dans les catacombes et qui était leur signe de reconnaissance, le poisson devient ainsi le symbole de l’initié, du sacré.
De même le Christ est souvent représenté comme un pêcheur, les Chrétiens étant des poissons car l’eau du Baptème est leur élément naturel et l’instrument de leur régénération, il est lui-même symbolisé par le poisson.
Les Poissons sacrés de l’Egypte antique, le Dragon phénicien, l’Oanès mésopotamien, attestent des symbolismes identiques, le dernier surtout, expressément considéré comme le Révélateur. Oanès a même été considéré comme une figure du Christ.
Le thème du dauphin-sauveur est familier en Grèce : c’est la légende l’Antion. C’est Jupiter se métamorphosant en pluie d’or pour conquérir Danaé. C’est Vénus dont le nom signifie « née de l’écume de mer ». C’est le culte d’Adonis à Chypre dont le nom signifie « poissons ». C’est le dauphin associé au culte d’Apollon et qui donne son nom à Delphes. Et c’est enfin Neptune, a qui revient le Royaume des mers, entouré des Tritons, des Nymphes et des Néréides qui personnifiaient les vagues de la mer. Il était d’ailleurs marié à une belle Néréïde : Amphitrite.
Par ailleurs, le poisson est encore symbole de vie et de fécondité, en raison de sa prodigieuse faculté de reproduction et du nombre infini de ses œufs. Symbole qui peut, bien entendu, se transférer au plan spirituel.
Dans l’imagerie extrême-orientale, les Poissons vont par couples et sont en conséquence symboles d’union.
L’Islam associe également le poisson à une idée de fertilité. Il existe des charmes pour faire pleuvoir, sous forme de poisson. Il est lié aussi à la prospérité et rêver qu’on mange du poisson est de bon augure.

Mélusine
Dans les romans de Chevalerie, on trouve encore l’image de Mélusine, la fée de Lusignan (dans la Vienne). Femme légendaire d’une très grande beauté qui ne doit pas être vue de son mari quand elle prend son bain. Celui-ci trahit son serment, la regarde par un trou de serrure et découvre qu’elle est devenue sirène. Cette légende rappelle le mythe d’Eros et de Psyché qui symbolise le meurtre de l’amour par le manque de confiance ou le refus de respecter dans l’être aimé sa part de secret.
Les sirènes sont des monstres marins, avec tête et poitrine de femme, le reste étant d’un oiseau ou suivant les légendes plus tardives et d’origine nordique, d’un poisson. Ulysse dut se faire attacher au mât de son navire pour ne pas céder à la séduction de leur appel. Elles étaient aussi malfaisantes et redoutables que les Harpies et les Erinnyes.
Dans la mythologie nordique, on pense bien sûr à la petite Sirène d’Andersen, symbole de séduction mortelle, elle aussi malgré tout.
Sa psychologie
Signe négatif, c’est un introverti.
L’hiver se termine, c’est une période de transition. C’est un signe Mutable. C’est aussi un signe qui est dit double : il a la faculté de percevoir les deux côtés de toutes choses. C’est un médiateur-né, un être ambivalent.
L’Eau est l’élément des Poissons, élément d’échanges et de dilatation. Il se particularise par sa position dans le cycle zodiacal. C’est un être qui vit ses multiples sensations. La caractérologie en fait un sentimental, lymphatique. Ses motivations ne sont pas précises car il aspire à l’infini, voire au spirituel. Il n’y a pas de frontières entre lui et les autres. Ce n’est pas un individualiste. Il est « tous » à la fois, sans être vraiment jamais lui-même. Attiré par le collectif, il peut être d’un grand dévouement aux autres.
Sa réceptivité extrême le rend vulnérable. Il est chez lui partout et nulle part car ses émotions sont de toutes sortes. Elles le baignent dans un flux perpétuel qui le rend malléable et tolérant.
Le type Poissons vit par l’intermédiaire de sa sensorialité et de ses sentiments. C’est un être fait de sensibilité. Il semble difficile à saisir, à connaître, à comprendre. Il est à la fois là et ailleurs. Comme il se sent sans défense vis-à-vis des autres, il préfère s’esquiver. Il s’assimile au monde qui l’entoure en absorbant toutes sortes d’impressions. Il a du mal à trouver une directive, à choisir sa véritable voie. On le trouve irrationnel. Il évolue dans l’informe, l’indéterminé, en dehors des normes. Il vit dans une monde hypothétique. Il lui est difficile de se décider parmi les multiples possibilités qui s’offrent à lui. Il se montre souvent indécis ou imprécis ; absorbé par son univers, il est indifférent aux conséquences pratiques.
C’est le signe le plus flou et le plus évanescent du zodiaque. Les deux gouverneurs représentent respectivement la religion (Jupiter) et le mysticisme (Neptune). Cette combinaison n’encourage par les succès dans le domaine matériel. De plus, ce signe hypersensible a très fréquemment besoin de se réfugier dans un monde idéal et brumeux pour se protéger ou se consoler des blessures que le monde lui inflige.
Emotif, sensible et vulnérable, le sujet i n’a aucune carapace, contrairement aux autres signes d’Eau. Alors, il se déguise et se transforme selon les circonstances et les situations en cachant l’essentiel de ses sentiments. C’est un véritable caméléon. C’est un imaginatif exceptionnel. Il possède une acuité de perception qui tourne parfois aux dons de voyance, comme le e. Il aspire toujours à remplir un rôle et à être utile. Il est très dévoué et charitable. Il se laisse facilement exploiter. C’est un signe qui a parfois la science de la manipulation, d’où ses succès en religion, en politique. Il sait créer l’illusion et le spectacle. La faiblesse de ce signe réside dans son indécision chronique.
Si les Poissons étaient....
... Un arbre ce serait un platane, un robinier ou un de ces arbres qui poussent les pieds dans l’eau.
Une plante, ce serait le lin, le seringa ou les algues.
Une fleur, ce serait l’anémone, la jonquille, le lotus et le nénuphar.
Un condiment... la noix de muscade, le carry.
Un métal : le zinc, le laiton.
Un animal : des dauphins bien sûr, mais aussi une otarie, un pingouin, un cygne et même un hippopotame.
Si les Poissons étaient une couleur, ce serait le bleu violet, le bleu marine et toutes les couleurs de l’océan.
Une pierre, ce serait l’aigue-marine, le corail.
Et une saveur... marine, elle aussi : celle des embruns.
www.sylvie-tribut-astrologue.fr
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