Les magiciens prêtent serment…

 

 

Avant d'être appelée prestidigitation et d'être élaborée, la pratique était appelée escamotage, mais se limitait aussi à bien peu de choses. Le nom d'escamotage vient de l'arabe escamote qui désigne une petite balle de liège à laquelle on a donné plus tard le nom de muscade, à cause de sa ressemblance avec ce fruit. Dans le principe, l'escamotage s'appliquait uniquement aux gobelets.
Les pratiques magiques remonteraient à la préhistoire. Bien que les spécialistes ne soient pas tous d'accord sur leur signification[], les gravures rupestres de sorciers et d'animaux mythiques semblent bien en attester. L'Ancien Testament décrit le « combat » que livrèrent Moïse et Aaron contre les magiciens de Pharaon. « Aaron jeta devant Pharaon son bâton qui se transforma en serpent. Pharaon à son tour, convoqua les sages et les enchanteurs. Et les magiciens d'Égypte, eux-aussi, accomplirent par leurs sortilèges le même prodige. Ils jetèrent chacun son bâton qui se changea en serpent, mais le bâton d'Aaron engloutit ceux des magiciens ».

Les premiers objets magiques retrouv és intacts sont des coupes grecques truquées datant du VIe  siècle av. J.-C. [Ce vase comporte un siphon permettant de le vider et de le remplir à plusieurs reprises. Un autre vase conservé au musée Allard Piierson D’Amsterdam daté du IVe siècle av. J.-C. permettait de verser à volonté deux liquides différents. Les écrits grecs et romains relatent leur intérêt pour les « faiseurs de prestiges ».
De la plus haute Antiquité à nos jours l’art de manipuler les objets, comme l’utilisation des marionnettes, et de prétendre que cette manipulation est le fruit d’un phénomène surnaturel, existe. On en trouve un témoignage remarquable, en ce qui concerne le deuxième siècle de notre ère, chez Lucien de Samosate, qui, dans son Alexandron è pseudomantis, décrit et explique les pratiques et les tours de passe-passe d'Alexandre d'Abonotique.

Le mentalisme, aussi parfois appelé magie mentale, consiste à créer l'illusion de facultés extrasensorielles ou paranormales, dans l'objectif de divertir un public. La télépathie, la psychokinésie, la mnémotechnie ou la clairvoyance ne sont que quelques uns des pouvoirs simulés que le mentaliste met en scène. Certains mentalistes se distinguent des prestidigitateurs par un boniment qui laisse planer le doute sur la réalité des illusions qu'ils créent.
Le mentalisme est traditionnellement un art de la scène. Il peut également être présenté en petit comité, à proximité des spectateurs.
De nombreux mentalistes complètent leurs connaissances du divertissement scénique par d'autres liés à la psychologie, aux neurosciences et à la communication interpersonnelles. Depuis quelques années certains mentalistes interviennent dans le milieu de l'entreprise comme conseillers en communication, associant leurs compétences acquises dans ce domaine aux techniques propres au mentalisme qui sont alors utilisées comme des outils métaphoriques et pédagogiques. Les concours de mentalisme remontent à la seconde guerre mondiale. La Fédération internationale des sociétés magiques a attribué son premier prix de mentalisme, en 1951, au numéro de The salvins (Angleterre).

Le secret et le respect des autres magiciens sont à la base de l’éthique des magiciens.
Les postulants à la Fédération française des artistes prestidigitateurs (FFAP) doivent prêter le serment solennel suivant :
« Je jure en tant que membre de la FFAP d’observer fidèlement les règles de cette Association et de me soumettre à toutes décisions prises par le Conseil de l’Ordre.
De ne divulguer aucun secret ni de les décrire dans des ouvrages ou des publications pouvant être lus par des profanes.
De ne rien dire ou décrire de ce que je verrai ou entendrai aux réunions de la FFAP à moins d’une autorisation expresse du Conseil de l’Ordre.
D’être loyal envers mes confrères et de pratiquer l’art de la Prestidigitation avec conscience et honneur. »


www.magie-ffap.com
www.xavier-nicolas.com