Cette arnaque a pour but d'abuser de la crédulité des gens en utilisant les messageries électroniques (courriels principalement) pour leur soutirer de l'argent. On doit indiquer que les premières escroqueries (Fraudes 419) sont à l'origine apparues comme des escroqueries sous la forme de livraison postale.
Un scam se présente généralement sous la forme d'un pourriel à l'orthographe souvent approximative, dans lequel une personne affirme posséder une importante somme d'argent (plusieurs millions de dollars en héritage, pots-de-vin, comptes tombés en déshérence, fonds à placer à l'étranger suite à un changement de contexte politique, etc.) et fait part de son besoin d'utiliser un compte existant pour transférer rapidement cet argent.
La personne à l'origine du scam demande de l'aide pour effectuer ce transfert d'argent, en échange de quoi il offre un pourcentage sur la somme qui sera transférée, en général par la « voie diplomatique ». Si la victime accepte, on lui demandera petit à petit d’avancer des sommes d’argent destinées couvrir des frais imaginaires (notaires, entreprises de sécurité, pots-de-vin…) avant que le transfert ne soit effectif ; bien entendu, ce transfert n’aura jamais lieu.

Le Service Secret des États-Unis estime que ce type d'escroquerie rapporte plusieurs centaines de millions de dollars US par an à ses auteurs.
Dans une variante, le scammeur prétend s’exprimer au nom d'un organisme gérant des jeux de loterie, et annonce à la victime potentielle qu'elle a été tirée au sort, a gagné une grosse somme d'argent et doit contacter certaines personnes pour recevoir son prix. La procédure pour récupérer le prix nécessite le paiement de divers frais de gestion.
Une autre variante provient d'une personne ou d'une entreprise, prétendant offrir une offre d'emploi en Afrique (Nigeria) ; cette offre d'emploi n'existe pas, mais les victimes sont tenues de payer de l'argent pour les permis de travail ou le voyage.
En France, le tribunal de grande instance de la Roche-sur-Yon a prononcé, le 24 septembre 2007, des condamnations de cinq et trois ans de prison ferme, à l'encontre de personnes jugées pour escroquerie en bande organisée, qui opéraient sur le territoire français.
Plusieurs cas de fraude 4-1-9 ont eu des conséquences dramatiques :
En juin 1995, un Américain a ainsi été assassiné à Lagos, au Nigeria, après avoir tenté de récupérer son argent.
En février 2003, un Tchèque a tué par balle un diplomate nigérian qu'il prenait pour un responsable de l'escroquerie.
En janvier 2004, un Britannique s'est suicidé suite à une dépression provoquée par une escroquerie par scam.
En décembre 2004, un Grec, victime de scam, a été kidnappé à Durban en Afrique du Sud. Une rançon a été demandée mais n'a pas été payée. Il a été mutilé puis assassiné.
La dénomination 419 vient du numéro de l'article du code nigérian sanctionnant ce type de fraude.
L'origine des arnaques par courrier est bien antérieure à l'adoption généralisée de l'Internet. Le premier cas occidental d’escroquerie de ce type remonte à la Révolution française : il s’agit des lettres de Jérusalem.
Dès la seconde moitié du XXe siècle, des Nigérians se sont inspirés des études du siècle précédent sur les premiers réseaux d'envoi massif de courriers postaux à vocation frauduleuse. Le phénomène nigérian, à propagation rapide, fut rapidement identifié et dénoncé par les services d'État anglais et américains, ce qui a mené à sa pénalisation au Nigeria.
Internet a produit une véritable explosion de l'arnaque (à la fois en quantité et en efficacité). On observe depuis des variantes qui ne sont pas seulement limitées à l'Afrique et il semble confirmé que des escrocs de tous pays se cachent derrière ces identités inventées.
Certains internautes se sont spécialisées dans la lutte contre ces arnaques, et notamment le scam africain. On les dénomme "croques-escrocs" ou "scambaiters" ((en) scam étant fraude et bait appât).
Leurs objectif est d'occuper et de faire perdre du temps et de l'argent à ces escrocs, qui se connectent en général depuis des cyber-cafés, et qui paient donc leurs connexions. Il y aurait actuellement des croque-escrocs dans pratiquement tous les pays du monde.

En 1836, Vidocq écrit « Les Voleurs », livre qui a pour sous-titre : « Ouvrage qui dévoile les ruses de tous les fripons et destiné à devenir le vade-mecum de tous les honnêtes gens ». Ce dictionnaire d’argot est agrémenté d’une présentation des escroqueries les plus courantes. Or, parmi elles, on trouve les « lettres de Jérusalem ». Le procédé des lettres de Jérusalem était donc exactement le même que celui des scams. Vidocq s’improvise même scambaiter en répondant à une lettre... À ce qu’il dit, les destinataires de ce genre de courrier seraient dupes une fois sur vingt. Proportion qui semble avoir baissé... mais le commerce reste juteux, puisqu’il continue.... Non, il ne faut décidément jamais répondre à un scam : ce n’est pas une jolie orpheline qui vous écrit, c’est une mafia.
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