La démocratie et les libertés individuelles, surtout sur le Web, doivent être fournies à très petites doses sous peine de devenir des éléments de subversion. De fait, la Chine les manie avec précaution. En gage de leur bonne foi, les autorités chinoises organisatrices des Jeux Olympiques ont assuré aux membres du CIO un accès à Internet conforme au standard olympique.
Néanmoins, le standard olympique version chinoise comporte quelques subtilités. Surtout depuis les récentes manifestations tibétaines. L’une des preuves d’ouverture consistera à diffuser les JO sur le Web avec un léger retard, histoire de s’assurer qu’aucun manifestant ne vienne perturber le déroulement des épreuves. Le site YouTube, plate-forme de diffusion des dernières manifestations tibétaines, devrait rester accessible, sous l’œil très vigilant des autorités.

L'accès à l'encyclopédie collaborative en ligne Wikipédia devrait probablement être élargi, ce qu'ont confirmé des internautes chinois. Cependant, seules les pages en langue anglaise sont pour le moment consultables. Le site chinois reste quant à lui inaccessible.
Cette liberté toute relative pourrait fournir aux nombreux internautes chinois un espace d’expression supplémentaire. Toutefois, pour ces derniers, s’exprimer en ligne restera plus que jamais une activité à haut risque.
Rappelons qu’en 2005, la collaboration de Yahoo avec les autorités chinoises avaient conduit à l’emprisonnement d’un journaliste. Rappelons également qu’en 2007, Yahoo et MSN avaient signé un engagement de censure. Avec de tels précédents, les JO s’annoncent pour le moins tendus.
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