Le pays de l’oiseau qui mange des serpents…

 

 

Le Guatemala est un pays d'Amérique centrale entouré par le Mexique, le Belize, la mer des Caraïbes, le Honduras, le Salvador et l'océan Pacifique. Il fait partie de l'Amérique latine. Son nom viendrait du mot nahuatl Coactlmoctl-lan, qui signifie « le pays de l’oiseau qui mange des serpents » ou même du mot Quauhtlemallan, aussi du nahuatl, qui signifie « endroit avec beaucoup d'arbres ». []Sa monnaie nationale est le Quetzal, faisant référence à l’oiseau sacré dont les Mayas utilisaient les longues plumes de la queue comme objets de luxe.

La civilisation maya est apparue environ 1 000 ans avant l'ère chrétienne. Elle s'est développée dans presque tout le Guatemala actuel. Pedro de Alvarado, un conquistador espagnol, détruisit et soumit brutalement les peuples Maya d'Amérique centrale entre 1523 et 1527.
Le 29 décembre 1996, un accord historique est signé avec la guérilla et le conflit prend fin. Alvaro Arzu devient président en 1996. Des élections démocratiques sont organisées en 1999. Le mandat présidentiel d'Alfonso Antonio Portillo Cabreras débute le 14 janvier 2000. Óscar Rafael Berger Perdomo, l'actuel président accède au pouvoir dès 2004, à la tête d'un parti pro-états-unien.


 Le lac Izabal

Le Guatemala est un pays montagneux, sauf le long de côtes où l'on trouve des plaines. Le climat est tropical, quoique plus tempéré en altitude. La plupart des grandes villes sont situées dans le sud du pays. Parmi les grandes villes, citons les villes de Guatemala, Antigua, Quetzaltenango et Escuintla. Le grand lac Izabal est situé près de la côte donnant sur la mer des Caraïbes.

Le Guatemala n’ayant pas une réputation parfaite en matière de sécurité, il n’est pas rare d’apercevoir, sur le siège d’une voiture ou au hasard d’un pan de veste qui se soulève, un revolver. Dans les banques, des préposés désarment les entrants, de même qu’à l’entrée des boîtes de nuit ou des cafés branchés de Guatemala Ciudad et d’Antigua, où les videurs débarrassent les clients de leurs 45 mm et les rangent dans des casiers aménagés à cet effet. On peut d’ailleurs de temps en temps lire à l’entrée d’un lieu (notamment à l’aéroport) « No se permite el ingreso de armas en este lugar » ce qui signifie « il est interdit d’entrer dans ce lieu muni d’une arme à feu ». Les yeux de lynx remarqueront sûrement que sur la route qui relie Antigua à Guatemala, il ne reste pas un panneau de signalisation dépourvu de trous de balle ! C’est apparemment l’un des jeux préférés de ces cow-boys du XXIe siècle.

Plus de la moitié (de 40% à 55%) des habitants sont d'ascendance maya. On appelle en espagnol ladinos les autochtones et les métis (de sang européen et autochtone) occidentalisés. La majorité des Guatémaltèques vit dans des zones rurales, même si l'urbanisation s'intensifie depuis plusieurs années. Les Garifunas représentent 2% de la population. La principale religion est le catholicisme, mais de nombreux éléments des traditions locales y ont été introduits pour former ce que l'on appelle maintenant un syncrétisme maya. Environ 40% des Guatémaltèques sont protestants et près de 1% pratique toujours la religion ancestrale maya.
L'espagnol est la seule langue officielle ; ce ne sont cependant pas tous les Amérindiens qui la comprennent. Depuis les accords de paix de décembre 1996, la Constitution est disponible dans les quatre langues les plus parlées après l'espagnol, soit le quiché, le mam, le cakchiquel et le kekchi.


 La récolte du café.

L'agriculture représente un quart du PIB, deux tiers des exportations. Ce secteur occupe aussi la moitié de la population active. Le café, le sucre et les bananes sont les principales exportations du pays. Les biens manufacturés et la construction représente 20% du PIB. La fin de la guerre civile fit disparaître le plus grand obstacle aux investissements étrangers. Le président Alvaro Arzu mena une politique de modernisation de l'économie et de libéralisation.
La culture maya est toujours très présente au Guatemala, tout comme l'influence de la culture des colons espagnols. Ainsi, de nombreuses femmes portent toujours l'habit traditionnel, la corte la jupe traditionnelle, et le ouipil, la chemise. Plusieurs ruines mayas sont toujours visibles dans le pays à travers divers sites archéologiques, dont le temple du grand jaguar dans la célèbre cité de Tikal. L'architecture de nombreux bâtiments fut fortement influencée par les Espagnols, notamment dans les villes coloniales telles Antigua. La cuisine guatémaltèque, principalement à base de maïs, est très diversifiée, comprenant des mets tels les frijoles ou les tamales.

Le Guatemala est un pays magnifique. Des couleurs à profusion, des paysages grandioses, une richesse culturelle unique. Des gens adorables et souriants qui appliquent à la lettre cette consigne : "una sonrisa para el turista".
Beaucoup de voyageurs visitant le Mexique en profitent pour partir à la découverte du Guatemala voisin. Mais le Guatemala mérite un voyage à lui tout seul tant il y a de chose à découvrir !
La grande majorité des habitants descend directement des Mayas. Les costumes portés dans les pueblos indiens sont particulièrement riches en couleurs. Les Indiens ont su conserver leur langue, leurs coutumes, leur folklore quasiment intacts, même dans les régions touristiques.
Un site archéologique extraordinaire : Tikal, au cœur de la Jungle du Peten; et un des plus beaux lacs du monde : Atitlan, au pied d'un des innombrables volcans du pays; des marchés pittoresques et en haut en couleur comme celui de Chichicastenango... Voilà autant d'éléments qui font d'un voyage au Guatemala une expérience inoubliable.