
A Doué la Fontaine, cité des roses, sont cultivés environ 7 millions de rosiers, ce qui en fait, aujourd'hui, le premier Centre Européen de production de rosiers.

En 1959 voulant montrer la qualité exceptionnelle de leurs productions, les rosiéristes organisent, dans une galerie troglodytique jouxtant les Arènes, une présentation de roses de jardin, provenant de leurs cultures. Ainsi sont nées : "LES JOURNEES DE LA ROSE".
Quelques 500 variétés et 100 000 boutons de roses sont présentés dans les caves des arènes au travers de différentes compositions mêlant la tradition des jardins français, anglais et japonais à l'originalité de l'endroit. Chaque année les Journées de la rose sont organisées autour d'un thème différent et donne lieu à un concours international d'art floral. Ce lieu souterrain et féerique met en valeur les différentes nuances de couleur grâce à un subtil éclairage et concentre les arômes, un régal pour la vue et l'odorat. Cette manifestation se déroule chaque année sur 5 jours à la mi-juillet et rassemble 20 000 visiteurs, il est prudent de réserver.
La Maison Carolingienne
Il y a vingt millions d'années, au miocène, des tortues marines et autres cétacés ondoyaient entre les bancs de coraux sur le territoire de l'actuel Doué-la-Fontaine. Plus tard, l'éloignement des eaux laissa place à une épaisse couche de calcaire coquillier : le falun. Quelques outils et autres pierres polies laissent supposer l'existence d'une vie préhistorique mais les premières traces plausibles d'occupation prolongée du territoire remontent à l'époque gallo-romaine. Doué est déjà au carrefour de routes importantes entre le Poitou, Angers et le Sud de la Loire.
C'est en 814 qu'apparaît pour la première fois le nom de Theoadus - le gué de Dieu - qui se transformera en Doué, lieu de séjour de Louis le Pieux, fils de Charlemagne. Quelques décennies plus tard, les pillages des Normands poussent les populations de la Loire à se réfugier dans les caves profondes de la ville : l'habitat troglodytique s'y développe alors. Au Xème siècle, un incendie ravage la Maison Carolingienne, demeure royale édifiée vers l'an 800 qui, surélevée à cette occasion, devient un véritable donjon rectangulaire.
Le bourg en profite pour se fortifier et développer les activités artisanales et commerciales, autour des églises consacrées à Saint-Denis et à Saint-Pierre. L'amphithéâtre des arènes aurait été creusé à cette époque pour y donner des représentations. Le Moyen-Age est pour Doué une longue période de prospérité que troublent cependant les guerres locales avec les seigneurs voisins.
Les Arènes
C'est à cette époque que l'on situe le creusement des Arènes pour extraire la pierre. Plus tard (au cours du XVIème siècle), Doué a l'honneur de voir passer et séjourner Catherine de Médicis, Charles IX, Henri de Navarre et Louis XIII. En 1694, Louis XIV, constituant la ville en municipalité, lui donne ses armoiries. Mais c'est véritablement sous l'impulsion du Baron Foullon, Seigneur de Doué, Intendant militaire, puis des Finances sous Louis XVI, que la cité connut ses heures les plus prospères. Restaurant le château de Doué, il fit planter 500 000 peupliers d'Italie, introduisit la luzerne et le sainfouin, et établit les pépinières à Soulanger où il fit bâtir un château. Il fit aménager la fontaine, seul point d'eau de la ville, qui alimentait six moulins, un bassin pour les blanchisseuses et un abreuvoir.
Le zoo de Doué-la-fontaine
Installé au coeur d'anciennes carrières d'extraction de pierres coquillières, le Zoo de Doué bénéficie d'un décor troglodytique remarquable : carrières à ciel ouvert, à-pics rocheux, tunnels et cascades fournissant un cadre naturel incomparable.
Abandonnées pendant plusieurs dizaines d'années, les carrières ont été naturellement envahies par une végétation aux allures exotiques.
Bambous, bananiers, palmiers, yuccas et fougères contribuent à renforcer cette ambiance et immergent les visiteurs dans un autre monde. Chaque enclos est conçu pour recréer un décor naturel autour des animaux, conjuguant le bien-être animal et le plaisir des visiteurs.
Le Chais de Taunay (chambre d’hôtes) possède encore toutes ses caves troglodytiques, et en particulier, une cave-forte seigneuriale du moyen-age.
Lien sur la fiche : Chais de Taunay
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