L'Écosse (traduction française de l'anglais Scotland, signifiant royaume des Scots) est l'un des trois pays qui forment la Grande-Bretagne, avec l'Angleterre et le pays de Galles, auxquels est adjointe la province de l'Irlande du Nord pour former le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du nord. Elle est située dans la partie septentrionale de la Grande-Bretagne.
La capitale de l'Écosse est Édimbourg, le centre financier et administratif, mais la plus grande ville est Glasgow qui est historiquement plus industrielle. Les autres grandes villes sont Aberdeen et Dundee, suivie par Stirling, Perth, et Inverness.
Il existe une diversité religieuse, mais l'Église la plus importante est l'Église d'Écosse (The Church of Scotland) — une église reformée presbytérienne.

Le gaélique écossais et le scots sont reconnus en tant que langues nationales. Robert Burns Poète, barde et Franc-maçon est l'auteur en scots le plus connu.

Fêtes franco-écossaises à Aubigny-sur-Nère.
Pourquoi les français sont-ils appréciés en Écosse ?
On parle souvent en Écosse de the 'Auld Alliance (« La Vieille Alliance ») Ce terme en scots, désigne une alliance entre la France, l’Écosse et la Norvège qui tire son origine dans la saga des jarls des Orcades (« Orkneyinga saga ») et de l’invasion de la Normandie par les Vikings. La Norvège n’y fit jamais référence, mais cette alliance constitue la base des relations franco-écossaises de 1295 à 1746.
Histoire de l’alliance
La Auld alliance est une alliance entre la France, la Norvège et l'Écosse, aux dépens de l’Angleterre. Elle remonte à 1165 lorsque Guillaume le Lion adressa une ambassade à Louis VII de France bien que la première trace écrite de cette alliance soit le traité signé à Paris le 23 octobre 1295 entre les représentants de Jean Baliol et Philippe le Bel. Le 23 février 1296, le parlement écossais ratifie le traité d’alliance signé avec la France. Ce traité prévoyait que si l’un des états subissait une attaque de l’Angleterre, l’autre état envahirait l’Angleterre, comme le montre l’exemple de la bataille de Flodden Fields en 1513.
En 1326, Robert Bruce renouvela l’Alliance par le traité de Corbeil. Aux XIVe et XVe siècles, le traité fut invoqué à six reprises.
Le 6 juillet 1560, le traité d'Édimbourg révoqua officiellement l’alliance, après 250 ans. L’Écosse devenue protestante s’alliait désormais avec l’Angleterre, protestante également. Cependant, certains points du traité restaient en application. Entre autres, tous les Écossais furent reconnus comme des citoyens français jusqu’à la révocation de ce point en 1903 par le gouvernement français.
Bien qu’elle fût avant tout militaire et diplomatique, l’alliance garantissait la double citoyenneté entre les deux États. Le traité affecta la vie des Écossais dans différents domaines, l’architecture, la loi, la langue et la cuisine du fait des nombreux mercenaires écossais qui purent entrer au service de la France. Les Écossais prirent goût aux meilleurs vins français.

La Auld alliance est une alliance entre la France, la Norvège et l'Écosse, aux dépens de l’Angleterre. Elle remonte à 1165 lorsque GuilÀ cette époque, le bordeaux était, devant le whisky, la « boisson nationale » de l’Écosse. En 1620, le port écossais de Leith importait ainsi un million de litres de claret, soit un litre par habitant !
En 1336, au début de la guerre de Cent Ans, le roi de France Philippe de Valois fournit une aide militaire au roi d’Écosse David II en exil en France après avoir été déposé par Édouard III d’Angleterre.

Bataille de Neville’s Cross.
En 1346, l’Écosse envahit l’Angleterre pour défendre les intérêts de la France. L’armée écossaise fut cependant vaincue et David II fait prisonnier à la bataille de Neville’s Cross.
En 1421, lors de la bataille de Baugé, les forces franco-écossaises causèrent une sévère défaite aux Anglais et les Français récompensèrent gracieusement les Écossais. Cette victoire fut de courte durée car en 1424, à la bataille de Verneuil les troupes écossaises furent anéanties. Malgré cette défaite, l’action des Écossais fut un soutien suffisamment efficace qui donna un répit à la France, la préservant ainsi d’une occupation complète par l’Angleterre.

En 1429, des Écossais assistèrent Jeanne d’Arc pour lever le siège d’Orléans. Un corps d’Écossais fut établi pour défendre la personne du roi de France[]. De nombreux seigneurs Écossais s'installèrent en France, certains continuèrent de se considérer comme Écossais et d'autres s'intégrèrent comme les Stuarts de Darnley, devenus seigneurs d'Aubigny (petite ville du Nord du Berry) qui restera "écossaise" jusqu'au XVIIIe siècle.
En 1558, cette alliance historique fut encore renforcée par le mariage du Dauphin François (futur François II) avec Marie Stuart. À cette occasion, le roi de France Henri II établit une lettre de grande naturalisation automatique entre Français et Écossais.
Au XVIIIe siècle, après l'Acte d'union (1707) des royaumes d'Angleterre et d'Écosse, certains Jacobites, partisans des Stuarts défaits à la bataille de Culloden (1746), trouvent refuge en France au nom de l'Auld Alliance, en particulier à Saint-Germain-en-Laye et à Sancerre.
En 1942, le général De Gaulle qualifie l’alliance franco-écossaise de « plus vieille alliance au monde ». Il l'a d'ailleurs appliquée en autorisant des parachutistes français à être réunis à une unité anglaise (les SAS), car elle était dirigée par un Ecossais (David Stirling).
De nos jours, l'Auld Alliance est surtout évoquée lors d’événements folkloriques ou sportifs (Tournoi des six nations en particulier). Aujourd'hui plus connue des Écossais que des Français, elle demeure pour les premiers l'une des marques de leur identité nationale les différenciant profondément des Anglais. En France elle est particulièrement commémorée à Saint-Germain-en-Laye et à Aubigny-sur-Nère où se situe un musée consacré à l'Alliance et se déroulent chaque année des Fêtes franco-écossaises.
Portrait de Robert Bruce sur le billet de 
la banque Clydesdale.
Les billets de banque officiels au Royaume-Uni sont imprimés par une banque centrale, la Banque d'Angleterre, mais des banques régionales peuvent imprimer leurs propres billets: en Écosse ce sont les banques Banque d'Écosse, Clydesdale Bank et Royal Bank of Scotland qui impriment les billets. Un billet de banque écossais est accepté presque partout en Angleterre, alors que les billets de la Banque d'Angleterre sont acceptés partout (les lois financières étant différentes dans les pays constituants du Royaume-Uni, les Écossais ne sont pas obligés d'accepter les billets anglais, et les Anglais ne sont pas obligés d'accepter les billets écossais, mais tout le monde est obligé d'accepter les pièces de monnaie d'au moins une livre).
Si vous demandez autour de vous quel symbole on associe le plus à l'Écosse, vous obtiendrez sans doute plusieurs réponses, comme certainement le plaid écossais (tartan), le golf et Marie Stuart. Mais la réponse la plus fréquente sera probablement le whisky.
Considéré comme la boisson nationale de l'Écosse, le whisky (uisge beatha en gaélique, qui se prononce `ouchki bihe' et signifie « eau de vie ») est produit ici depuis la nuit des temps. Lorsque l'on commença, il y a bien longtemps, à fabriquer du whisky, c'était dans le but de trouver une utilisation pour l'orge mouillée, récoltée sous la pluie. Aujourd'hui, l'industrie du whisky est devenue l'une des plus riches du pays, avec des revenus annuels de plusieurs centaines de millions de livres sterling.
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